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Harry Pepl * 1945  † 2005

La presse sur Harry Pepl solo

Ce qui a été écrit et diffusé sur Harry Pepl et Harry Pepl solo : critiques, portraits, entretiens et nécrologies, avec résumé et source.

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  1. 20 mars 2024 · Entretien · DE

    mica music austria (En ligne) : „Uns geht es darum, Gegensätze in unserer Musik zu manifestieren.“ (Raphael Preuschl, Fabulous Austrian Trio, im mica-Interview)

    Michael Ternai

    Entretien avec le bassiste Raphael Preuschl pour les 20 ans du Fabulous Austrian Trio avec Alex Machacek et Herbert Pirker. À propos du jeu de guitare de Machacek, il dit qu’il cherche à abolir les limites d’un instrument à cordes et rappelle le morceau de Harry Pepl « Man könnte Klavierspielen müssen ».

    Harry Pepl a écrit un jour le morceau « Man könnte Klavierspielen müssen ». Je crois que l’intention d’Alex est de lever la limitation d’un instrument à cordes et de s’approprier la liberté polyphonique d’un instrument à clavier.

    Raphael Preuschl

  2. 10 février 1998 · Entretien · DE

    Wiener Zeitung (p. 4, rubrique „Jazzignal“) : „Echtzeitkompositionen“

    Christian Rösner

    Portrait avec entretien autour de l’album de piano « Flow » (PAO Records). Après une pause pour raisons de santé, Pepl a fait du piano son instrument et développé encore son Real-Time Composing. Il raconte s’être installé pour l’enregistrement dans une salle de concert viennoise (l’article parle de la salle Bösendorfer), avoir joué une note et s’être laissé guider par l’acoustique, et évoque un concert de festival improvisé avec Jack DeJohnette.

    On peut sans doute qualifier le guitariste et compositeur Harry Pepl de voix du jazz la plus singulière et en même temps la plus intransigeante d’Autriche.

    Ce qui comptait pour moi, c’était de jouer une musique qui vient vraiment de l’intérieur et qui naît dans l’instant

    En 1998, à propos du Real-time Composing au piano

    Harry Pepl

    j’ai joué une note, puis la deuxième, et à la troisième au plus tard Jack savait exactement où j’étais, et nous étions ensemble.

    À propos d’un concert de festival avec Jack DeJohnette sans préparation commune, dans un entretien de 1998

    Harry Pepl

    Les compositions en temps réel fluides de Pepl sur « Flow » sont en tout cas pleines d’énergie et de sincérité ; compréhensibles dans leur expression et éloquentes.

    La musique est ma vie, et je ne peux pas ne pas jouer

    Dans un entretien avec la Wiener Zeitung, quotidien viennois, 1998

    Harry Pepl

  3. 1996 · Autre · DE

    PAO Records (CD-Booklet, CD 10140-2) : Booklettext zu „Flow“

    Georg Pepl

    Texte de livret de Georg Pepl, musicologue et fils aîné de Harry Pepl, pour l’album de piano solo « Flow » (enregistré le dimanche 10 mars 1996 dans la salle Brahms du Musikverein de Vienne), reproduit dans le livret aussi dans la traduction anglaise de Stephen Ferguson. Le texte présente l’improvisateur au piano comme image de l’isolement et de la liberté, et trace une ligne des « Fantaisies libres » de Carl Philipp Emanuel Bach, en passant par Mozart et Beethoven, jusqu’au jazz, qui a élevé des digues contre le « flot de l’improvisation ». Il lit l’écoulement qui donne son nom à l’album à travers les « Rêveries du promeneur solitaire » de Rousseau, le « Werther » de Goethe, le « sentiment océanique » de Freud et Herbert Marcuse. Au piano, Pepl savoure le fait de se fondre dans l’instant, les notes coulent « toutes seules, comme Silent Water ou comme Flow » ; dans « Grace & Gary » et « 2 Klavierpianos », il a improvisé une seconde piste de piano sur la première. Sur les titres : « Man könnte Klavierspielen müssen » comme réminiscence de Glenn Gould, « Improv 2 » des impromptus de Schubert, « Grace & Gary » du film « Le train sifflera trois fois » ; pour « 3 Mo », il cite Pepl lui-même (« mottig, mollig, momentig »). Le texte allemand est librement accessible en PDF, la version anglaise de Ferguson pour les utilisateurs connectés ; citations traduites de l’allemand.

    Au piano, Harry Pepl savoure le bonheur de se fondre dans l’humeur de l’instant, de plonger dans un autre état. Les notes prennent leur indépendance, coulent toutes seules, comme Silent Water ou comme Flow.

    Dans le choix de ses titres, Pepl se révèle un artiste profondément musical et romantique : musical par son jeu avec la langue, son écoute de ses rythmes, de ses doubles sens.

    L’improvisateur se dissout dans le monde des sons, le pianiste se fond avec le piano, cesse d’être un sujet.

    3 Mo signifie mottig, mollig, momentig. Mottig, parce que la musique sonne comme si les mites (Motten) étaient à l’affût.

    Jeu de mots sur sa pièce pour piano « 3 Mo » de l’album « Flow » (1996) : trois adjectifs allemands commençant par « mo », qui évoquent Motten (mites), Moll (mode mineur) et Moment (instant)

    Harry Pepl

  4. 1996 · Autre · EN

    PAO Records (CD-Booklet, CD 10140-2) : Booklettext zu „Flow“

    Stephen Ferguson

    Texte de livret en anglais du pianiste et compositeur Stephen Ferguson pour l’album de piano solo de Harry Pepl « Flow », enregistré en numérique et en une seule prise le dimanche 10 mars 1996 dans la salle Brahms du Musikverein de Vienne. Ferguson voit en Pepl « un musicien qui écoute », capable de traduire aussitôt ce qu’il entend en une musique née de ses propres doigts et de sa propre voix ; à la guitare, il est « l’un des maîtres incontestés du jazz en Europe », au piano presque un étranger, et c’est justement ce qui donne à cette musique sa magie. Il entend « un rêve joué éveillé », une musique pure jouée sans technique, avec la seule musicalité et le flow, une réponse au grand Steinway noir dans l’acoustique du Musikverein, et y retrouve les héros du piano Gould, Jarrett, Debussy, Cecil Taylor, Bach, Schönberg et Schubert. Pepl a la joie du jazzman pour la composition en temps réel ; ses titres sont choisis pour des raisons personnelles (enfance, « High Noon », Gould). Conclusion : le maître des cordes en « novice magistral plein de musique ». Le livret cite aussi Ferguson comme monteur (avec Daniel Pepl) et comme traducteur du texte de Georg Pepl. Le texte est disponible en PDF pour les utilisateurs connectés ; citations traduites de l’anglais.

    son instrument à lui, la guitare, dont il est l’un des maîtres incontestés du jazz en Europe

    Harry Pepl est un musicien qui écoute. Il a ce don rare de traduire immédiatement ce qu’il entend en une musique qui naît de ses propres doigts, de sa propre voix.

    C’est un rêve joué éveillé, plein de bribes de musique, de gestes, d’espaces.

    il ne craint tout simplement aucune tâche musicale et possède la joie du jazzman pour la composition en temps réel.

    Savourons simplement la nouveauté et la richesse de ce maître des cordes devenu novice au clavier, un novice magistral plein de musique, dans un flot rapide de rythmes et de lignes thématiques, qui coule.