Il y a tant de choses : quand je commence à raconter, tout me tombe sur la tête, tous les sons, toutes les notes, la musique et les expériences, en fait le monde entier !
Vienne et les débuts
Harry Pepl naquit le 10 septembre 1945 à Vienne et grandit à Floridsdorf.2 À la maison, on écoutait aussi bien du jazz que de l'opéra et de la chanson viennoise (Wienerlied). Son père était un „Riesen-Jazzfan“ [« énorme fan de jazz »] qui écoutait Count Basie, sa grand-mère de la Schrammelmusik viennoise ; d'après la Kleine Zeitung, son père lui sifflait les standards que diffusait la radio des forces d'occupation.3 À sept ans, Pepl reçut un accordéon. À huit ans, lors d'un championnat du monde d'accordéon, il entendit un musicien yougoslave improviser ; il parla plus tard du „Kick zum Improvisieren“ [« déclic pour improviser »].4 Jouer d'après la partition perdit vite son attrait : il se mit à jouer librement et apprit le piano dans une école de musique viennoise.5
À 13 ans, il s'acheta une guitare pour cent schillings.6 Il écoutait les disques de Tal Farlow et de Johnny Smith, puis de Wes Montgomery, de Jim Hall et de Barney Kessel, et les rejouait jusqu'à ce que chaque note, phrasé compris, soit en place ; des partitions de cette musique, il n'en existait guère à l'époque. Son „Fernstudium“ [« études à distance »] auprès de Jim Hall et de Wes Montgomery, comme on l'a dit plus tard, se résumait à des disques.7 Le jour, il écrivait des arrangements pour de la musique de danse ; le soir, après ses concerts, il travaillait jusqu'au petit matin les solos de Jim Hall et de Wes Montgomery.8 Il apprit la guitare classique dans la classe de Karl Scheit à la haute école de musique de Vienne ; à l'examen d'entrée, il joua la « Marche turque » de Mozart au médiator.9
Au début des années 1960, il joua chez les Austrian Evergreens, un groupe viennois de musique de danse et de beat que la Kleine Zeitung appelle « Austrian Aces ». En 1962 parut le single « Susi-Twist / Tabu », suivi en 1964 de « Skinny Minny / Olymp », avec sa composition « Olymp » en face B. Il partit en tournée avec le groupe et accompagna Joséphine Baker à Seefeld.10 Au département jazz du Conservatoire de Vienne, il rencontra au début des années 1970 le pianiste Peter Ponger, avec lequel il joua en quartette au Fledermausbar de Vienne.11 Dans les années 1970, Pepl était très demandé en studio, partit en tournée avec Peter Alexander, joua avec Toni Stricker et André Heller et fut guitariste et soliste de l'ORF Big Band ; en 1976 parut le 33 tours de l'orchestre, « Leave Me », avec lui en soliste.12 Les frontières entre variété et jazz n'avaient pas d'importance à ses yeux : „Mir ist das Wurscht, daß das Jazz heißt“ [« Je me fiche que ça s'appelle du jazz »], dit-il en 1988 à la Wochenpresse.13

ORF Big Band et Harry Pepl, 1976
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En parallèle, il cherchait son propre jazz : au sein du Harald Neuwirth Konsort, du sextette d'Erich Kleinschuster, de Conception M d'Albert Mair, avec son trio Hip Jargon et dans le Concertodrom de Martin Mumelter, qui réunit en 1975 musiciens classiques et improvisateurs et se produisit jusqu'au Festival d'Édimbourg.14 Vers 1975, il joua en duo avec Lee Konitz lors d'un concert. Ce fut pour lui, disait-il, „der erste Impuls“ [« la première impulsion »] qui l'amena à „so frei zu machen“ [« se libérer ainsi »].15 Avec la charge d'enseignement à la haute école de musique de Graz, qu'il prit en 1977, il laissa derrière lui le travail de studio ; la section consacrée à ses années d'enseignement y revient.16
Jazzzwio et Austria Drei
En 1975, Pepl fit entrer le vibraphoniste Werner Pirchner dans son quartette Hip Jargon. Pendant une pause de répétition, tous deux jouèrent « Stella by Starlight » en duo et sentirent aussitôt à quel point ils sonnaient bien ensemble. Ainsi naquit le Jazzzwio, selon JazzEcho le projet le plus important de Pepl.17 Guitare et vibraphone, sans basse ni batterie : Joachim-Ernst Berendt trouvait „dass der Sound Vibrafon/Gitarre noch reizvoller ist als der Vibrafon/Piano-Klang“ [« que le son vibraphone/guitare est plus séduisant encore que le son vibraphone/piano »].18 Selon Der Standard, le duo avait fait „international zwischen Berlin und Montreux mit einer subtilen und intensiven Form der Kammermusik Furore“ [« fureur à l'international, de Berlin à Montreux, avec une forme subtile et intense de musique de chambre »].19 Runo Ericksson écrivit à propos de Pepl et de Pirchner, dans les notes de pochette de son 33 tours « Omnibus » : „they play like two people in love with each other“ [« ils jouent comme deux personnes amoureuses l'une de l'autre »].20 Les 1er et 2 décembre 1979, le duo enregistra l'album « Gegenwind » dans un petit studio sur le Bisamberg, près de Vienne ; il parut chez Mood Records à Stuttgart.21

Le 12 juillet 1981, le Jazzzwio joua au Montreux Jazz Festival. À Graz, Pepl avait été appelé au téléphone en plein cours et avait accepté de participer au programme consacré à la guitare, mais uniquement en duo avec Pirchner. „Die waren alle begeistert. Eine Sensation eigentlich“ [« Tout le monde était enthousiaste. Une sensation, en fait »], raconta-t-il à la Wochenpresse, qui qualifia cette soirée de premier grand pas de sa carrière internationale.22 L'enregistrement live parut chez WEA sous le titre « Live, Montreux 1981 ». En janvier 2009, Universal réédita les enregistrements de Montreux et d'Innsbruck (1984), avec une vidéo réalisée par Daniel Pepl, sous le titre « Live in Concerts ». Le Kurier qualifia Pepl et Pirchner de „zwei originelle heimische Musiker, die beide viel zu früh gehen mussten und unvergessen sind“ [« deux musiciens autrichiens originaux, qui ont dû partir tous deux bien trop tôt et ne sont pas oubliés »], et la Kronen Zeitung écrivit : „Wenn es Klassiker des österreichischen Jazz gibt, hier ist einer!“ [« S'il existe des classiques du jazz autrichien, en voici un ! »]23
Le Jazzzwio en concert au Montreux Jazz Festival, 12 juillet 1981 (partie 1)
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Le Jazzzwio en concert au Montreux Jazz Festival, 12 juillet 1981 (partie 2)
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Parallèlement, Pepl jouait dans le quartette Austria Drei avec Pirchner, le bassiste Adelhard Roidinger et le batteur Todd Canedy, qui enregistra son unique album à Munich en juillet 1979. Le morceau « Boo Bop » qui y figure avait d'abord été écrit pour quatre guitares de sa classe de Graz.24 De 1979 à 1982, il fut l'invité du Vienna Art Orchestra ; en 1980, il joua au New Jazz Meeting de Baden-Baden au sein de The String Summit, à quoi s'ajoutèrent Runo Ericksson's Omnibus, The Loss et l'album ECM d'Adelhard Roidinger « Schattseite » (enregistré en 1981).25
Au festival de Saalfelden, en septembre 1980, Jack DeJohnette se joignit spontanément à un concert du Jazzzwio. En juin 1982, Pirchner, Pepl et DeJohnette enregistrèrent au Tonstudio Bauer de Ludwigsburg, avec le producteur Manfred Eicher, un album paru en 1983 chez ECM ; on y entend pour la première fois la composition de Pepl « Air, Love & Vitamins ».26 „Das ist das erste Mal, dass wir wirklich über die Mauer schauen“ [« C'est la première fois que nous regardons vraiment par-dessus le mur »], dit alors Pepl à la revue Jazzlive.27 Comme plus tard « Cracked Mirrors », le disque fut distingué par le Prix de la critique discographique allemande (Preis der deutschen Schallplattenkritik).28 En mai 1985, le duo, avec Don Moye à la batterie, joua au festival « Beyond the Sound of Music : New Austria / New York », dont le New York Times rendit compte. Les derniers concerts attestés eurent lieu en octobre 1985, avec Barry Altschul à la batterie et Walter Schmocker à la basse, notamment celui du 28 octobre au festival de jazz de Niš, que le 33 tours « Naissus Jazz 85 » a conservé ; Pirchner se tourna ensuite vers la composition, et les deux musiciens se séparèrent d'un commun accord.29
C'était un guitariste, pianiste et compositeur extraordinaire. Ses conceptions harmoniques, rythmiques et sonores étaient vraiment uniques !
Le Jazzzwio au Naissus Jazzfestival de Niš, 28 octobre 1985
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Avec Benny Goodman
En 1980 et 1981, Pepl joua dans le groupe de Benny Goodman. En novembre 1980, Goodman le fit venir pour deux concerts à la Philharmonie de Berlin, avec Don Haas au piano, Peter Witte à la basse et Charly Antolini à la batterie. Lors de la répétition naquit spontanément « Harry Pepl's Blues » ; les enregistrements parurent en 1996 sous le titre « Berlin 1980 ».31

Avec Goodman, il passa aussi devant les caméras de télévision, notamment dans « René Kollo: Ich lade gern mir Gäste ein » (« J'aime recevoir des invités »), le gala dans lequel la star de l'opéra René Kollo, ténor wagnérien célébré du Festival de Bayreuth, accueillit des vedettes internationales sur la chaîne allemande ZDF de 1978 à 1984. Cette coproduction germano-autrichienne était souvent diffusée pendant les fêtes de Noël, à une époque où il n'existait que trois chaînes de télévision. En 1981, à Rome, le quartette enregistra des versions jazz du thème principal du film de Dino Risi « Fantasma d'Amore », avec Romy Schneider et Marcello Mastroianni, dont la musique était signée Riz Ortolani. En septembre 1981, le groupe se produisit au Tivoli de Copenhague ; l'enregistrement télévisé a été conservé.32
Benny Goodman au Tivoli, Copenhague, septembre 1981
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Pour Goodman, Pepl jouait avec un petit amplificateur, sans réverbération ni delay, „wie der Großvater von Charlie Christian“ [« comme le grand-père de Charlie Christian »]. Ce n'était pas sa musique, disait-il, mais „ein Riesenerlebnis“ [« une expérience immense »]. Il déclina un autre concert à Vienne.33 Goodman lui envoya une photo portant la dédicace „To Harry, a great guitarist, my best, Benny“ [« Pour Harry, un grand guitariste, avec mes meilleurs vœux, Benny »].34
ECM, Air Mail et la Portal Unit
C'est à l'initiative du batteur Wolfgang Reisinger que naquit en 1983 Air Mail, le groupe austro-américain de Pepl. À l'automne 1983, la formation était arrêtée : Pepl, Wolfgang Puschnig (saxophone alto, flûte), le bassiste américain Mike Richmond, venu tout exprès en avion et dont le groupe porte le nom, et Reisinger.35 La percée eut lieu au festival de Moers en mai 1984. Suivirent « Prayer for Peace » (Moers Music, enregistré en février 1985) et « Light Blues », enregistré en public à Wels en juillet 1987, paru en 1988 chez Amadeo et réédité en 2001 par Universal.36 Air Mail répétait „wie eine Popband“ [« comme un groupe pop »] : les thèmes étaient montrés à l'instrument plutôt que notés, puis travaillés à l'unisson jusqu'à ce qu'ils soient en place. „Da haben wir wirklich ziemlich verrückt geübt“ [« Là, on a vraiment travaillé comme des fous »], disait Pepl.37 Puschnig et Reisinger jouèrent sept ans avec lui ; Puschnig déclara avec le recul : „Ich habe einfach seine musikalische Sprache gelernt.“ [« J'ai tout simplement appris son langage musical. »]38 Le dernier concert d'Air Mail eut lieu en 1993 au festival de Raab.39
Air Mail en concert au festival de jazz d'Amiens, 1986
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À partir de 1984, Pepl joua avec le clarinettiste et saxophoniste français Michel Portal : d'abord le 23 septembre 1984 au Schlachthof de Graz avec George Lewis, Joachim Kühn, Jean-François Jenny-Clark et Daniel Humair, puis à Paris au Théâtre de la Ville et au Centre Pompidou, ainsi que dans des festivals français. On l'entend sur l'album studio de Portal « Turbulence » et sur « Men's Land », enregistré en public à Amiens en mai 1987 avec Dave Liebman, Jenny-Clark, Jack DeJohnette et Mino Cinelu.40 Le Monde le qualifia de „Giganten der Improvisation“ [« géant de l'improvisation »].41 En octobre 1986, il enregistra avec le quintette d'Enrico Rava et de Dino Saluzzi l'album ECM « Volver », avec son morceau « Ballantine for Valentine », et partit avec le groupe pour trois mois de tournée européenne.42

Pour « Cracked Mirrors », son propre album ECM, Pepl enregistra en février 1987 avec le bugliste Herbert Joos dans un studio de la Wachau ; Jon Christensen y ajouta ensuite la batterie à Oslo. L'impulsion et le préfinancement vinrent de l'organisateur de concerts grazois Heimo Steps.43 L'album parut le 30 mai 1988. C'est le premier où Pepl fait de la guitare MIDI un élément déterminant, et il reçut le Prix de la critique discographique allemande.44 ECM annonça trois musiciens „die auch in avancierten Spieltechniken mit viel Sinnlichkeit und Wärme zu improvisieren imstande sind“ [« capables d'improviser, même avec des techniques de jeu avancées, avec beaucoup de sensualité et de chaleur »] ; une critique désignait Pepl comme „einen der innovativsten Gitarristen des gesamteuropäischen Raumes“ [« l'un des guitaristes les plus innovants de l'ensemble de l'espace européen »].45 Après le concert au Posthof de Linz en avril 1988, Robert Urman parla d'un „Trio der Extraklasse“ [« trio d'exception »].46 En décembre 1988, le trio, avec Tony Oxley à la batterie, partit en tournée à travers l'Autriche et joua à la Dieselstraße d'Esslingen, où l'Eßlinger Zeitung s'étonna que Pepl joue „ein fulminantes Schlagzeugsolo auf der Gitarre“ [« un solo de batterie fulgurant à la guitare »].47 „Der österreichische Musiker Harry Pepl ist ein international gefragter Mann“ [« Le musicien autrichien Harry Pepl est un homme demandé à l'échelle internationale »], écrivit la Wochenpresse.48
Harry Pepl, Herbert Joos et Jon Christensen au Stadtgarten de Cologne, 1989
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Ses confrères américains le tenaient en haute estime. John Scofield dit de lui : „He is one of my favourites“ [« Il est l'un de mes préférés »], John Abercrombie : „He's great, he's like a machine gun.“ [« Il est formidable, il est comme une mitrailleuse. »] Il connaissait personnellement Pat Metheny et Bill Frisell, rencontrés au festival Jazz in Neuwied et lors de concerts et d'ateliers de la NDR. Un soir de concert, il dépanna Frisell en lui prêtant des cordes.49 Des années plus tard encore, selon le Porgy & Bess, des guitaristes comme Abercrombie et Scofield posaient toujours la même question : „And how is Harry?“ [« Et comment va Harry ? »]50

Compositeur
À la fin des années 1980, Pepl s'imposa comme compositeur pour ensembles de chambre. Il appelait sa méthode Real-time Composing (composition en temps réel) ou Instant Composing : il improvisait à la guitare MIDI, voix après voix, faisait imprimer le résultat sous forme de partition et ne le retouchait pas ensuite. Le programme du Musikverein parlait en 1990 d'un processus dans lequel „das Werk in dem Augenblick, in welchem es erfunden wurde, auch schon schriftlich fixiert ist“ [« l'œuvre est déjà fixée par écrit à l'instant même où elle est inventée »]. Une page distincte consacrée au Real-time Composing décrit cette manière de travailler.51
Au moment où je fais de la musique ou compose avec inspiration, ce qui pour moi revient au même, je crois à l'absolu : à la vérité dans laquelle tous les contraires se rejoignent.

Le 16 mars 1989, l'Ensemble Wien joua au Brahms-Saal du Musikverein sa « Ballade for Mr. Dinozo », dédiée à Dino Saluzzi ; le 14 décembre 1989 y suivit « Grogos », une commande de la Gesellschaft der Musikfreunde.53 Le 27 février 1990, l'ensemble Kontrapunkte, sous la direction de Peter Keuschnig, lui consacra un portrait de compositeur au Brahms-Saal ; Pepl jouait lui-même de la guitare avec un système MIDI, et le son de piano provenait d'un piano à queue informatisé Bösendorfer 290 SE.54 En février 1991, Thomas Larcher joua sept de ses œuvres au studio de l'ORF Tyrol.55 Le 3 décembre 1991, à l'Orpheum de Graz, le Kronos Quartet créa en première mondiale « Moving Navel », « String Quartet No. 8 » et « Obsession », par l'entremise de Heimo Steps.56 Pour STUDIO PERCUSSION graz, il écrivit « Anspannen, Überspannen, Abspannen » pour ensemble de percussions et bande, créé le 11 mars 1992 à l'Orpheum.57 Le 6 mai 1993, l'Artis-Quartett joua au Brahms-Saal le quatuor à cordes « Über kurz oder lang, von der Weite und der Enge », composé en février. „Darf man von Pepl nur das Unerwartete erwarten“ [« Est-il permis de n'attendre de Pepl que l'inattendu ? »], citait le programme, reprenant une critique. Pour le Kurier, ce „fragile, Trauer vermittelnde Werk“ [« œuvre fragile, qui transmet la tristesse »] était, entre Beethoven et Brahms, „als Sandwich-Einlage zu schade“ [« trop belle pour servir de simple garniture de sandwich »]. Pendant un passage tout en douceur, un orage éclata dehors : „Es war eine unglaubliche Stimmung, als auf einmal das Rauschen des Regens einsetzte.“ [« Il régnait une atmosphère incroyable quand, tout à coup, le bruissement de la pluie s'est fait entendre. »]58
L'album « Schönberg Improvations » vit le jour en novembre 1989 à Vienne. Pepl joua les parties de piano à la guitare MIDI sur un Bösendorfer 290 SE, d'abord la main gauche, puis la main droite ; Dave Liebman, Wolfgang Reisinger et Johannes Enders s'y joignirent. Lors du concert de présentation au Konzerthaus de Vienne, le 7 février 1990, le piano à queue jouait tout seul, Pepl ne se chargeant que de la pédale forte. „Musikalischer Quantensprung“ [« saut quantique musical »], jugea la revue Tschin Bumm.59 En 2004, dans les notes de pochette de l'édition CD, Andreas Felber qualifia le disque de „bisher kompromissloseste Dokument seines Prinzips des Instant Composing“ [« document le plus intransigeant, à ce jour, de son principe de l'Instant Composing »].60

En juin 1992, son quartette, avec Claus Stötter, Paul Nowinski et Jojo Mayer, joua à New York sur invitation de la Knitting Factory et enregistra le lendemain « N.Y.C. Impressure ». „Mir fiel selber an mir auf, daß ich dort völlig anders spiele als daheim“ [« J'ai moi-même remarqué que là-bas, je joue de façon complètement différente de chez moi »], dit Pepl à la revue Jazzlive.61 En mai 1994, les Salzburger Nachrichten estimèrent que le disque „zum Aufregendsten zählt, das in den letzten Jahren hierzulande produziert worden ist“ [« compte parmi ce qu'il y a de plus exaltant produit dans le pays ces dernières années »] et, en décembre, le désignèrent comme l'album de jazz autrichien de l'année, du point de vue de leur auteur. Ljubiša Tošić entendit dans Der Standard un phrasé „reizvoll und angenehm unberechenbar“ [« séduisant et agréablement imprévisible »], et la Kronen Zeitung écrivit : „Die Wandlungsfähigkeit gehört zu Pepl wie die Hinwendung zu verschiedenen (Komponier-)Techniken.“ [« La faculté de se métamorphoser fait partie de Pepl, tout comme l'ouverture à diverses techniques (de composition). »]62 Le Land de Basse-Autriche lui décerna des prix culturels pour la musique en 1991 et en 1998 ; le Kurier le présenta en 1998 comme „Gitarrist und Pianist von Weltruf aus Hernstein“ [« guitariste et pianiste de renommée mondiale originaire de Hernstein »].63
Les New-Yorkais sont chaque fois sidérés d'apprendre que je viens des montagnes autrichiennes.
Professeur à Graz
En 1976, la Hochschule für Musik und darstellende Kunst Graz, l'actuelle Université de musique et des arts du spectacle de Graz, proposa à Pepl la direction de sa classe de formation en guitare jazz. Il accepta et résilia en 1977 son contrat avec l'ORF Big Band : „Ich entschied mich, zu unterrichten, und nur noch wirklich Jazz zu spielen, und den Kommerz und das Studio als Job hinter mir zu lassen.“ [« J'ai décidé d'enseigner, de ne plus jouer que du vrai jazz, et de laisser derrière moi le commerce et le studio comme travail. »]65 En 1984, il devint professeur titulaire. Il enseigna jusqu'au milieu des années 1990.66 „Der Gitarreprofessor zu Graz gilt international als einer der besten seines Faches“ [« Le professeur de guitare de Graz est considéré à l'échelle internationale comme l'un des meilleurs de sa discipline »], écrivit la Kleine Zeitung en 1988.67
![Portrait en noir et blanc : Harry Pepl est assis, une guitare de jazz dans les bras, et regarde l’objectif ; au mur, l’affiche d’un concert avec Mike Richmond et Wolfgang Reisinger à Linz („Montag, 14. Mai“ [« lundi 14 mai »]), à droite un appareil d’effets.](/medien/fotos/harry-pepl-portrait-archtop-gitarre-960.jpg)
L'enseignement était pour lui-même une source d'idées : „Durch das ständige Vorspielen machte ich mir immer selber Gedanken, was man da noch machen könnte.“ [« À force de jouer sans cesse devant les élèves, je me demandais toujours ce qu'on pourrait encore faire. »]68 Il transmettait à ses élèves : „Wichtig ist, die individuelle Linie zu finden, dazu heißt es üben, üben, üben.“ [« L'important est de trouver sa ligne individuelle, et pour cela il faut travailler, travailler, travailler. »]69 Guido Jeszenszky, qui commença à étudier avec lui en 1977, se souvient d'un professeur qui arrivait avec des guitares différentes, cherchait sans cesse de nouveaux sons et jouait presque tout le temps pendant les cours.70 En mai 1982, Larry Coryell vint à l'école supérieure de jazz de Graz et fit une jam session avec Pepl, „von dem er sehr beeindruckt war“ [« dont il fut très impressionné »], comme le rapporta la Steirerkrone.71 Parmi les élèves de Pepl figuraient Wolfgang Muthspiel, Peter Havlicek, Guido Jeszenszky, Alex Machacek, Helmut Weinhandl et Johannes Enders ; Gerald Gradwohl déclara en 2017 que Pepl lui avait enseigné et l'avait inspiré.72 En 2022, Wolfgang Muthspiel évoquait son professeur comme „an important guitar player“ [« un guitariste important »] au son unique et au grand sens du temps, à ses yeux une figure internationale dotée d'une voix propre.73 Le guitariste viennois Andy Manndorff, un ami proche, venait le voir en privé et dit plus tard que Pepl avait été „der einzige Lehrer, der mir etwas beibringen konnte“ [« le seul professeur qui ait pu m'apprendre quelque chose »].74 Hors de Graz, les Wiener Meisterkurse (cours de maître de Vienne) le comptent parmi leurs enseignants depuis 1975 pour la guitare jazz.75 JazzEcho voyait en lui „mit seiner eigenwilligen Vorstellung von Harmonisierungen, Melodieführungen, Sound und Rhythmik eine wichtige Stilalternative zum afroamerikanischen Modell“ [« avec sa conception singulière des harmonisations, de la conduite mélodique, du son et du rythme, une alternative stylistique importante au modèle afro-américain »].76 Après sa mort, le recteur Otto Kolleritsch le qualifia de „begnadeten Gitarristen“ [« guitariste de génie »] et de „Ausnahmeerscheinung“ [« personnalité d'exception »].77 Pour les grands musiciens de jazz de passage à Graz, il était, selon Heimo Steps, „Mister Graz“.78
Je me sens tenu à la vérité musicale, et je pense et joue sur plusieurs niveaux rythmiques.
Le studio personnel de Hernstein et le Lonely Single Swinger Band
Vers 1980, Pepl s'installa à Hernstein, en Basse-Autriche, et aménagea dans la cave de sa maison un studio d'enregistrement, qui fut plus tard appelé „Bergwerk“ [« la mine »].80 „Ich will möglichst alles selber machen“ [« Je veux tout faire moi-même autant que possible »], dit-il en 1994 à la Kronen Zeitung à propos de son studio.81 À partir du milieu des années 1990, il ne se produisit plus que rarement et y transféra tout son travail. De cette période datent aussi deux albums de piano : « Consequence », librement improvisé en novembre 1995 à l'usine Bösendorfer de Vienne et publié seulement en 2020, et « Flow », enregistré en une seule prise le 10 mars 1996 au Brahms-Saal et paru chez PAO Records.82 „Ich wollte, daß man auf der CD auch den Raum hört“ [« Je voulais qu'on entende aussi l'espace sur le CD »], dit-il à la revue Concerto à propos de « Flow ».83 „Beim Klavierspielen genieße ich die große Freiheit“ [« Quand je joue du piano, je savoure la grande liberté »], écrivait-il en 1995.84

C'est dans ce studio que naquit ce que Pepl appelait « Harry Pepl's Lonely Single Swinger Band » : un groupe dont il jouait lui-même tous les instruments. Il commençait le plus souvent par la batterie, puis venaient s'y ajouter la guitare, un échantillon de basse joué à la guitare MIDI, le piano et le chant scat, piste après piste, chaque partie improvisée en réponse à ce qui existait déjà.85 Il jouait, disait-il, „ohne irgendeinen Bezugspunkt eines Metronoms in einer gewissen time, einer Akkordfolge oder einer Melodie“ [« sans aucun point de repère, qu'il s'agisse d'un métronome dans un certain tempo, d'une grille d'accords ou d'une mélodie »]. Il expliquait le nom en disant que „alle Stücke irgendwie Single sind und traurig, und swingen oder nicht swingen tuts auch“ [« tous les morceaux sont en quelque sorte célibataires et tristes, et ça swingue, ou ça ne swingue pas, aussi »].86 Entre 1995 et 2005, il y enregistra de la musique „kiloweise“ [« au kilo »], comme le raconta Daniel Pepl à la revue Concerto, la catalogua et attribua à de nombreux morceaux de trois à cinq étoiles, de „so ok“ [« passable »] à „leiwand“ [« génial »] ; il en gravait une sélection sur des CD comme la « Weihnachts-CD 1999 ».87

En 2004, cette musique monta pour la première fois sur scène : au Blue Tomato de Vienne et au Salzburger Jazzherbst, Clemens Salesny, Wolfgang Schiftner et Lorenz Raab improvisèrent sur ses enregistrements, tandis que le photographe Rainer Rygalyk montrait des images ; Pepl était présent. Pour Rygalyk, Salzbourg fut sa dernière grande apparition publique.88 Harry Pepl mourut le 5 décembre 2005 à Wiener Neustadt, à l'âge de 60 ans.89
Dans sa nécrologie, Der Standard écrivit que Pepl „gehörte in seiner aktiven Phase zu den bedeutendsten Gitarristen weltweit“ [« comptait, pendant sa période active, parmi les plus grands guitaristes du monde »]. Pour JazzEcho, il était „einer der prägenden Instrumentalisten der europäischen Jazzszene“ [« l'un des instrumentistes qui ont marqué la scène jazz européenne »], pour la Frankfurter Allgemeine Zeitung „einer der anregendsten Stilisten auf dem akustischen wie dem elektrischen Instrument“ [« l'un des stylistes les plus stimulants, tant à l'instrument acoustique qu'à l'instrument électrique »]. La neue musikzeitung, d'après une dépêche de l'ORF, le rangeait parmi les musiciens „die den österreichischen Jazz national und international geprägt und beeinflußt haben“ [« qui ont marqué et influencé le jazz autrichien sur les plans national et international »]. Die Presse écrivit : „Im äußerlich so introvertiert wirkenden Virtuosen brodelte es, wenn er spielte.“ [« Chez ce virtuose à l'air si introverti, ça bouillonnait quand il jouait. »]90
Postérité
En septembre 2006, Nikolaus Kohler présenta à l'Université de Vienne le premier travail universitaire consacré à Pepl, pour lequel il avait encore pu l'interviewer lui-même.91 Le même automne, l'organisateur de concerts grazois gamsbART décerna pour la première fois, dans le cadre de l'Austrian Soundcheck, le prix Harry Pepl destiné aux jeunes musiciennes et musiciens, sous la forme d'une bourse de la Ville de Graz de 5 000 euros ; parmi les lauréates et lauréats suivants figurent Clemens Salesny et Stefan Heckel. Pour Otmar Klammer, Pepl était „ein unverbesserlicher musikalischer Visionär“ [« un visionnaire musical incorrigible »], et la Kleine Zeitung conclut son article par „Hut ab vor Harry P.!“ [« Chapeau bas devant Harry P. ! »]92 Le 6 décembre 2006, des musiciennes et musiciens jouèrent « A Tribute to Harry Pepl » au Porgy & Bess de Vienne, la recette étant reversée à la gestion de la succession.93 En mars 2007, Deutschlandfunk consacra à Pepl un épisode de sa série « Milestones » sur les classiques de l'histoire du jazz.94
En 2007, Christian Muthspiel consacra à la musique de Pirchner et de Pepl l'album « Against the Wind » ; Wolfgang Muthspiel avait déjà, en 2004, donné à un album le nom d'« Air, Love & Vitamins ».95 Ce morceau est encore joué aujourd'hui : en 2025, le vibraphoniste Tim Collins, qui vit à Munich, et le pianiste Martin Gasselsberger l'enregistrèrent pour leur album en duo « Songs From The Treehouse ».96 Le Kresten Osgood Quintet danois joua au Copenhagen Jazz Festival 2023 « The Halley's Comet Light Blue Blues » de Pepl ; l'album « Live At H15 Studio » fut récompensé comme sortie jazz de l'année aux Danish Music Awards Jazz 2024.97

La succession est administrée par son fils Daniel Pepl, qui produit les éditions posthumes chez Fullmax Recordings. Pour le dixième anniversaire de sa mort parut en 2015 le double CD « Harry Pepl & Clemens Salesny / Martin Bayer / Peter Primus Frosch / Agnes Heginger », qui réunit les pistes de Pepl issues de son studio personnel et des instruments enregistrés en direct.98 Depuis 2018, Clemens Salesny, Martin Bayer, Andi Schreiber et Valentin Duit jouent sur scène avec les pistes originales de Pepl. „Jetzt wird es wieder live erlebbar. Ich denke, das ist in Europa einzigartig“ [« Cela redevient possible de le vivre en direct. Je pense que c'est unique en Europe »], dit Daniel Pepl.99 L'album « Harry Pepl (tape) & The (Lonely) Single Swinger Band : Live » parut en 2025 pour son 80e anniversaire et se classa deuxième dans la catégorie du meilleur album de jazz de l'année au Prix autrichien du jazz 2025 (Projets).100 Après le concert au Stockwerk de Graz en décembre 2025, la Kronen Zeitung écrivit : „Aus Archivmaterial entstehen die Schemen eines Lebenden.“ [« De matériaux d'archives naissent les silhouettes d'un vivant. »] La Kleine Zeitung entendit „ein überraschend lebendiges, hochmusikalisches Ergebnis“ [« un résultat étonnamment vivant et hautement musical »].101 Ö1 lui consacra une nuit du jazz pour son 70e et pour son 80e anniversaire.102 En 2019 et 2020, Fullmax Recordings publia en outre des enregistrements issus du fonds et des rééditions, dont « Consequence » et « N.Y.C. Impressure ».103 En 2024, Stefan Heckel acheva à l'Université de musique et des arts du spectacle de Vienne sa thèse de doctorat « Instant Composing », consacrée à l'œuvre tardive de Pepl.104

Harry Pepl (tape) & The (Lonely) Single Swinger Band, court documentaire
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Une grande partie des enregistrements du studio personnel n'a pas encore été examinée. La page Archives explique comment le fonds est inventorié et qui peut y accéder ; les différentes étapes figurent dans la Chronologie. Les articles de presse, nécrologies et programmes cités sont répertoriés dans les Archives de presse.
Le prix Harry Pepl
Entre 2006 et 2015, l’organisateur grazois gamsbART a décerné cinq fois le prix Harry Pepl dans le cadre de l’Austrian Soundcheck à Graz (Autriche), d’abord sous la forme d’une bourse de la ville de Graz pour des musiciennes et musiciens de moins de 30 ans.105 Plusieurs lauréats sont restés proches de la musique de Pepl : Schiftner et Salesny avaient déjà joué en direct sur ses enregistrements au Salzburger Jazzherbst en 2004, Salesny dirige aujourd’hui la formation Harry Pepl (tape) & The (Lonely) Single Swinger Band, et Heckel a consacré en 2024 sa thèse à l’œuvre tardive de Pepl.
- 2006 : Wolfgang Schiftner, saxophone106
- 2008 : Daniel Riegler, trombone et composition107
- 2010 : Stefan Heckel, piano, accordéon et composition108
- 2013 : Clemens Salesny, saxophone alto109
- 2015 : Viola Falb, saxophone et composition, première femme lauréate110
Aucune remise ultérieure n’est attestée.111
Notes et sources (111)
- Harry Pepl en entretien avec Nikolaus Kohler, 2005, cité dans Kohler 2006, p. 150 ; ancien site harrypepl.com. ↩
- Wochenpresse n° 49, 09.12.1988, p. 55 (Wolfgang Kralicek, « Saitensprünge ») ; neue musikzeitung d'après l'ORF, décembre 2005 (« Jazz-Gitarrist Harry Pepl gestorben »). Nom de baptême : Harald (Kleine Zeitung, 10.01.1988, p. 18, Otmar Klammer, « Feldzug mit der Gitarre » ; Heckel 2024, p. 10). Dans sa nécrologie du 08.12.2005, la Frankfurter Allgemeine Zeitung indiquait, à la différence des autres sources, 1944 comme année de naissance. ↩
- Concerto 2/1998 (Martin Schuster, entretien « Man könnte Klavierspielen müssen ») ; Musikergilde, 19.12.2005 (Peter Paul Skrepek, « Harry Pepl, ein Nachruf ») ; Kleine Zeitung, 10.01.1988, p. 18 ; Kohler 2006, p. 22 et 24 sq. ↩
- Kleine Zeitung, 10.01.1988, p. 18 ; ancien site web harrypepl.com ; Kohler 2006, p. 22 sq. ↩
- Kleine Zeitung, 10.01.1988, p. 18 ; Kohler 2006, p. 23. ↩
- Kleine Zeitung, 10.01.1988, p. 18. Kohler 2006 (p. 23) indique 15 ans. ↩
- Kleine Zeitung, 10.01.1988, p. 18 ; Musikergilde, 19.12.2005 ; ancien site web harrypepl.com ; Kohler 2006, p. 24 sq. ; Heckel 2024, p. 66 et 69. ↩
- Concerto 2/1998 ; Die Presse, décembre 2005, p. 34 (« Er musste spielen »). ↩
- Musikergilde, 19.12.2005 ; Die Presse, décembre 2005, p. 34, et la Kleine Zeitung, 10.01.1988, p. 18, mentionnent en outre le conservatoire et l'académie de musique de Vienne, la Frankfurter Allgemeine Zeitung, 08.12.2005, p. 39, l'académie de musique. Sur l'examen d'entrée : Kohler 2006, p. 24. ↩
- Kleine Zeitung, 10.01.1988, p. 18 ; singles « Susi-Twist / Tabu » (Rex Roval 35-6080, 1962, Discogs) et « Skinny Minny / Olymp » (Rex Royal 35-6105, 1964) ; Kohler 2006, p. 26 sq. ↩
- Kleine Zeitung, 10.01.1988, p. 18 ; Kohler 2006, p. 27. ↩
- Kurier, 03.11.1998, p. 10 ; Musikergilde, 19.12.2005 (Peter Paul Skrepek l'a connu en 1974 comme premier guitariste de l'ORF Big Band) ; Kohler 2006, p. 28. ↩
- Wochenpresse n° 49, 09.12.1988, p. 55. ↩
- Der Standard, 06.12.2005, p. 25 (Ljubiša Tošić, nécrologie), et Die Presse, décembre 2005, p. 34 (Erich Kleinschuster) ; ancien site web harrypepl.com (Harald Neuwirth) ; Kohler 2006, p. 29 à 35. ↩
- Kohler 2006, p. 30. Les nécrologies de la Frankfurter Allgemeine Zeitung et de Die Presse mentionnent également Lee Konitz. ↩
- Frankfurter Allgemeine Zeitung, 08.12.2005, p. 39 ; neue musikzeitung d'après l'ORF, décembre 2005. ↩
- JazzEcho, 07.12.2005 (« Ade Harry Pepl ! ») ; Kohler 2006, p. 35 sq. et 70 sq. Les sources datent différemment les débuts du duo : Kohler 1975/76, la Frankfurter Allgemeine Zeitung et JazzEcho 1977. ↩
- Cité dans Jazz thing, 08.12.2005 (« Gestorben : Harry Pepl »). ↩
- Der Standard, 06.12.2005, p. 25. ↩
- Notes de pochette du 33 tours « Runo Ericksson's Omnibus » (Four Leaf Records), citées dans Kohler 2006, p. 49. ↩
- Verso de la pochette du 33 tours « Gegenwind » (Mood Records, Stuttgart, n° de commande 23999) ; Kohler 2006, p. 70 sq. et 74. Les sources indiquent 1979 et 1980 comme année de parution. ↩
- Wochenpresse n° 49, 09.12.1988, p. 54 sq. ; Kohler 2006, p. 76 à 78. Date et lieu d'après la base de données du Montreux Jazz Festival. ↩
- Concerto 2/2009, p. 44 (Thomas Hein, « Jazzzwio, ein markanter Name, bis heute ») ; Kurier, 18.01.2009, p. 38 ; Kronen Zeitung, 20.03.2009, p. 36. ↩
- 33 tours « Austria Drei » (EGO Records, 1979) ; Kohler 2006, p. 41 à 44. ↩
- JazzEcho, 07.12.2005 (Vienna Art Orchestra) ; Kohler 2006, p. 45 à 50 et 63 à 70. ↩
- Kohler 2006, p. 78 à 82. ↩
- Jazzlive n° 1, juillet 1983, p. 7 (« Erster Blick über die Mauer »), cité dans Kohler 2006, p. 82. ↩
- Kohler 2006, p. 79 (liste trimestrielle). Le programme de la Gesellschaft der Musikfreunde in Wien du 06.05.1993 et le Kurier, 03.11.1998, p. 10, parlent de deux prix de la critique discographique allemande. ↩
- New York Times, 18.05.1985 (d'après Zlabinger 2013) ; 33 tours « Naissus Jazz 85 » (Diskos, 1986) ; Kohler 2006, p. 85 à 90 ; Heckel 2024, p. 84. ↩
- Jack DeJohnette, déclaration pour Ö1 à l'occasion du 75e anniversaire de Harry Pepl, septembre 2020 (archives de Daniel Pepl) ; Ö1, « Der unvergessene Jazzgitarrist Harry Pepl », 25.09.2020. ↩
- Der Standard, 06.12.2005, p. 25 ; Frankfurter Allgemeine Zeitung, 08.12.2005, p. 39 ; Concerto 2/1998 ; Kohler 2006, p. 50 à 54 ; indications issues du fonds. ↩
- Indications issues du fonds (René Kollo Show) ; Die Steirische, 08.09.1988, p. 12 (Heimo Steps, « Vitaler Klangmaler ») ; YouTube, « Benny Goodman At The Tivoli Gardens, Copenhagen Denmark 1981 » (chaîne 1964Mbrooks) ; Porgy & Bess, texte de programme de « A Tribute to Harry Pepl », 06.12.2006 ; Kohler 2006, p. 55 à 60. Le texte de programme date le concert de Copenhague de 1980. ↩
- Kohler 2006, p. 61 à 63. ↩
- Photo avec dédicace manuscrite dans le fonds ; Kohler 2006, p. 62 sq. ↩
- Kohler 2006, p. 90. ↩
- JazzEcho, 07.12.2005 ; Kohler 2006, p. 90 sq. et 94. ↩
- Kohler 2006, p. 95 ; Heckel 2024, p. 219. ↩
- Jazzzeitung 2006, p. 6 (Rainer Rygalyk, « Ciao Habanero »). ↩
- Kohler 2006, p. 98 sq. ↩
- Feuille d'information « Infos Harry PEPL » (vers 1996), p. 2 sq. ; Kohler 2006, p. 103 à 111. ↩
- Cité dans la Kleine Zeitung, 10.01.1988, p. 18, dans Die Steirische, 08.09.1988, p. 12, dans les programmes de la Gesellschaft der Musikfreunde in Wien du 27.02.1990 et du 06.05.1993 et dans le Kurier, 03.11.1998, p. 10. ↩
- Wochenpresse n° 49, 09.12.1988, p. 54 sq. ; Kohler 2006, p. 101 sq. Kohler indique 1988 comme année de parution, Heckel 2024 (p. 191) 1987. ↩
- Wochenpresse n° 49, 09.12.1988, p. 54 sq. ; Heckel 2024, p. 90 à 92 ; Kohler 2006, p. 113. ↩
- Die Steirische, 08.09.1988, p. 12 ; Heckel 2024, p. 91 ; Kohler 2006, p. 113 sq. ↩
- ECM Records, communiqué de presse sur « Cracked Mirrors » (1988), p. 1 ; revue de presse sur « Cracked Mirrors » (1988), également citée dans le programme de la Gesellschaft der Musikfreunde in Wien du 16.03.1989. ↩
- Robert Urman, « Glanzvolle Dreieinigkeit », quotidien (titre non conservé), 22.04.1988. ↩
- Wochenpresse n° 49, 09.12.1988, p. 55 ; Stuttgarter Zeitung, 15.12.1988 (« Jazz im Zauberspiegel ») ; Eßlinger Zeitung, 17.12.1988 (Christa Wörner, « Perkussives ») ; Heckel 2024, p. 95. ↩
- Wochenpresse n° 49, 09.12.1988, p. 54 (sous-titre). ↩
- Daniel Pepl, communication orale, 15.10.2026. ↩
- Kleine Zeitung, 10.01.1988, p. 18 ; Die Steirische, 08.09.1988, p. 12 (Scofield, cité par Heimo Steps) ; Porgy & Bess, texte de programme, 06.12.2006 ; Kohler 2006, p. 87, et Heckel 2024, p. 58 à 60 (Metheny, Frisell). ↩
- Programme de la Gesellschaft der Musikfreunde in Wien, 27.02.1990 ; Heckel 2024, p. 61 à 63. ↩
- Harry Pepl dans : Bernhard Günther (dir.), Lexikon zeitgenössischer Musik aus Österreich, Vienne : music information center austria 1997, p. 824 s. ; mica, Harry Pepl ; Kohler 2006, p. 135. ↩
- Programmes de la Gesellschaft der Musikfreunde in Wien, 16.03.1989 et 27.02.1990 ; Heckel 2024, p. 215 sq. ↩
- Programme de la Gesellschaft der Musikfreunde in Wien, 27.02.1990 ; Heckel 2024, p. 87. ↩
- Feuille d'information « Infos Harry PEPL » (vers 1996), p. 3 ; Kohler 2006, p. 120. ↩
- Feuille d'information « Infos Harry PEPL » (vers 1996), p. 3 ; Der Standard, 06.12.2005, p. 25 ; Heckel 2024, p. 80, 87 sq. et 228 sq. L'ancien site web et Heimo Steps (GamsbART-Post 5/2006) indiquent 1990. ↩
- Neue Kronen-Zeitung, 28.07.1994, p. 22 (Bernd Schmidt, « Rastloser Grenzgänger ») ; Kohler 2006, p. 120 ; Heckel 2024, p. 137 à 149. ↩
- Programme de la Gesellschaft der Musikfreunde in Wien, 06.05.1993 ; Kurier, 09.05.1993, p. 22 (Werner Schuster) ; citation de Pepl : Kohler 2006, p. 122. ↩
- Tschin Bumm, février 1990, p. 52 (« Harry Pepl im Studio : Das Bösendorfer-Projekt ») ; Heckel 2024, p. 103 à 113 et 119 ; Kohler 2006, p. 115 à 119. ↩
- Andreas Felber, « Harry Pepl. Die Überzeitlichkeit des Augenblicks », notes de pochette (liner notes) de l'édition CD de 2004, citées dans Heckel 2024, p. 119. ↩
- Lettre de la Knitting Factory (Michael Dorf) du 02.04.1992 ; Jazzlive n° 99/1992, p. 8 (Hannes Schweiger, « Soundknitting ») ; Kohler 2006, p. 124 sq. ↩
- Salzburger Nachrichten, mai 1994 (brève critique) ; Salzburger Nachrichten, 24.12.1994, p. 7 (Wolfgang Lamprecht) ; Der Standard, 27.05.1994 (Ljubiša Tošić, « Der Groove-Professor gibt sich recht unberechenbar ») ; Neue Kronen-Zeitung, 28.07.1994, p. 22. ↩
- Kulturpreis des Landes Niederösterreich (prix culturel du Land de Basse-Autriche) : 1991 Anerkennungspreis (prix de reconnaissance), 1998 Würdigungspreis (prix d'honneur) pour la musique (base de données des lauréates et lauréats du Land) ; Kurier, 03.11.1998, p. 10. ↩
- Kurier, 03.11.1998, p. 10 (« Auszeichnung für den musikalischen Jazz-Grenzgänger Harry Pepl »). ↩
- Kohler 2006, p. 29 ; Heckel 2024, p. 69. ↩
- Frankfurter Allgemeine Zeitung, 08.12.2005, p. 39 ; JazzEcho, 07.12.2005 ; neue musikzeitung d'après l'ORF, décembre 2005 (professeur titulaire de 1984 à 1995). ↩
- Kleine Zeitung, 10.01.1988, p. 18 (chapeau). ↩
- Kohler 2006, p. 139. ↩
- Kurier, 03.11.1998, p. 10. ↩
- Heckel 2024, p. 230 sq. ↩
- Steirerkrone, 20.05.1982 (Ronnie Herbolzheimer, « Star mit Witz : Larry Coryell »). ↩
- Musikergilde, 19.12.2005 ; JazzEcho, 07.12.2005 ; Passauer Neue Presse, 27.10.2017, p. 21 ; Heckel 2024, p. 65, 80 et 244. ↩
- George Varga, entretien avec Wolfgang Muthspiel, The San Diego Union-Tribune, 28.01.2022. ↩
- Daniel Pepl, communication orale, 15.10.2026 ; Andy Manndorff dans un entretien avec le mica, cité dans la nécrologie de l'APA, Salzburger Nachrichten, 11.09.2017. ↩
- Wiener Meisterkurse (European Music Institute Vienna), Faculty since 1975 ; l'année de son cours n'est pas attestée. ↩
- JazzEcho, 07.12.2005. ↩
- neue musikzeitung d'après l'ORF, décembre 2005 ; Musikergilde, 19.12.2005. ↩
- GamsbART-Post 5/2006 ; Die Steirische, 08.09.1988, p. 12. ↩
- Kurier, 03.11.1998, p. 10. ↩
- Concerto 2/2009, p. 44 ; Kohler 2006, p. 1 et 67 ; Heckel 2024, p. 154. ↩
- Neue Kronen-Zeitung, 28.07.1994, p. 22. ↩
- Kohler 2006, p. 128 à 133 ; Heckel 2024, p. 152. ↩
- Concerto 2/1998. ↩
- Livret de « Consequence » (1995), cité dans Kohler 2006, p. 129. ↩
- Heckel 2024, p. 154 et 259 sq. ; Kohler 2006, p. 133. ↩
- Kohler 2006, p. 133. ↩
- Concerto 2/2009, p. 44 ; Heckel 2024, p. 154 et 158 sq. ↩
- Jazzzeitung 2006, p. 6 ; Heckel 2024, p. 154 à 156. ↩
- Musikergilde, 19.12.2005 ; Der Standard, 06.12.2005, p. 25 ; Die Presse, décembre 2005, p. 34. ↩
- Der Standard, 06.12.2005, p. 25 ; JazzEcho, 07.12.2005 ; Frankfurter Allgemeine Zeitung, 08.12.2005, p. 39 (« Schnelle Finger ») ; neue musikzeitung d'après l'ORF, décembre 2005 ; Die Presse, décembre 2005, p. 34. ↩
- Kohler 2006, avant-propos. ↩
- GamsbART-Post 5/2006 (Otmar Klammer, « Harry Pepl : Wege & Visionen ») ; Kleine Zeitung en ligne, 17.11.2006 (Michael Tschida, « Harry Pepl : Œuvre eines Kreativen ») ; mica music austria. ↩
- Porgy & Bess, texte de programme du 06.12.2006. ↩
- Deutschlandfunk, Nachtradio, « Milestones : Harry Pepl », 13.03.2007. ↩
- Thomas Zlabinger, Free from Jazz, thèse de doctorat, CUNY 2013 ; ancien site web harrypepl.com. ↩
- GLM Fine Music, « Songs From The Treehouse » (FM 434), 2025 : titre 7 « Air, Love & Vitamines ». ↩
- Kresten Osgood, « Live At H15 Studio » (ILK, 2024), Bandcamp ; JazzDanmark, Danish Music Awards Jazz 2024, Store VEGA, Copenhague, 10.12.2024. ↩
- Heckel 2024, p. 156 et 163 à 170. ↩
- Texte de presse de Fullmax Recordings sur l'album « Live » (2025), p. 1 ; Heckel 2024, p. 168 à 170. ↩
- ORF Kärnten, novembre 2025 ; Ö1, « On stage Spezial », 26.11.2025 ; fullmax.at, 26.11.2025. ↩
- Kronen Zeitung, 18.12.2025, p. 42 (F. Jureček, « Die Schemen eines Lebenden ») ; Kleine Zeitung, 18.12.2025, p. 51 (Robert Tendl, « Im Spiel mit der Wiener Gitarristenlegende »). ↩
- Ö1, « Die Ö1 Jazznacht », 19.09.2015 et 06.09.2025 (Christian Bakonyi). ↩
- Catalogue de Fullmax Recordings. ↩
- Heckel 2024, p. 1 et 203. ↩
- GamsbART-Post 5/2006 ; Kleine Zeitung en ligne, 17.11.2006 ; Ö1, « Schon gehört? », 21.11.2013 (page de l’émission). ↩
- mica music austria, base de données musicale : Wolfgang Schiftner. ↩
- Université de musique et des arts du spectacle de Graz, bulletin n° 5, 03.12.2008 : remis le 17 novembre 2008, une bourse de 4 000 euros assortie d’une étude de l’œuvre de Pepl, dont le résultat devait être présenté en 2009 ; Site de Daniel Riegler, biographie ; mica music austria, 17.09.2010 ; Kleine Zeitung, 16.11.2008, p. 109. ↩
- mica music austria, base de données musicale : Stefan Heckel. ↩
- Ö1, « Schon gehört? », 21.11.2013 ; mica music austria, 25.11.2013. ↩
- Falter 47/2015, 18.11.2015 ; NÖN, 24.12.2015. La biographie de Falb, mica et Wikipédia indiquent 2016. ↩
- Dans sa thèse, Stefan Heckel situe la série jusqu’en 2015 (Heckel 2024, p. 71). ↩
Mise à jour : 15/10/2026 · Proposer un complément ou une correction





